Comprendre l’hypnothérapie :


Bien qu’Hypnos soit le Dieu du sommeil, contre toute idée reçue, l’hypnose ne s’apparente pas à une phase de sommeil. Il s’agit au contraire d’un état éveillé naturel et spontané de concentration accrue, d’hypervigilance qui permet une collaboration entre le conscient et l’inconscient afin de laisser émerger des ressources insoupçonnées. En réalité, nous faisons tous spontanément de l’hypnose chaque jour pour régénérer notre cerveau.



L’hypnothérapie est utilisée contre des troubles divers comme l’insomnie, les phobies, les allergies, le tabagisme, les addictions, le contrôle de la douleur (migraines, douleurs chroniques diverses), les crises boulimiques, les maladies psychosomatiques, les troubles anxieux, la préparation à une opération, à un examen, à un accouchement, à une compétition sportive (gestion du stress), les traumatismes et l’accompagnement du deuil. C’est une technique qui se pratique seule ou en complément d’une psychothérapie, tout dépend de la problématique et de ce que préconise le thérapeute.



Faire de l’hypnose volontairement en réponse à un objectif précis relève d’un apprentissage, d’une expérimentation progressive consistant à se connecter avec soi-même. Par conséquent, partant du principe que l’on peut tous apprendre, nous sommes tous hypnotisables. Les seules réserves à émettre, si contre-indication il doit y avoir, concernent les patients avec une structure de personnalité trop dissociée ou en crise psychotique aigüe.



On sait en psychothérapie qu’un changement n’est efficace et définitif que s’il y a synchronie entre corps, intellect et affect. Parfois, la partie consciente et rationnelle de notre cerveau censure des contenus trop émotionnels qui pourraient menacer l’équilibre que l’on s’est créé, qui, même insatisfaisant, a le mérite d’être rassurant puisque connu. L’idée de l’hypnose est de créer un pont entre les deux hémisphères cérébraux afin de stimuler la partie intuitive pour promouvoir la guérison en décelant des ressources créatives que l’intellectualisation court-circuite.